développement personnel

La résilience ou l’art de rebondir

Telle est la vie: tomber sept fois et se relever huit fois – Proverbe japonais.

J’ai récemment eu l’opportunité de participer à une conférence-atelier organisée par le collectif SLASH sur le sujet de la résilience. Slash est un collectif de formateurs et de coachs en développement personnel ayant pour but de former tout individu aux « soft skills » comme l’introspection, la communication interpersonnelle ou encore apprendre à apprendre.

J’ai appris plein de choses intéressantes et j’ai eu enfin un petit moment cette semaine pour te les partager dans ce nouvel article !

La résilience, c’est quoi ?

La résilience est, d’après Boris Cyrulnik :

La capacité à réussir, à vivre et à se développer positivement, de manière socialement acceptable, en dépit du stress ou d’une adversité qui comportent normalement le risque grave d’une issue négative.

En effet, chaque être humain est confronté pendant sa vie à une épreuve ou un traumatisme qui peuvent bloquer son développement. Néanmoins, nous réagissons différemment face à un échec, une perte, un accident ou une maltraitance physique ou psychique. Les mêmes événements peuvent être destructeurs pour les uns mais transformateurs pour les autres. Certaines personnes se laissent abattre alors que d’autres ont la capacité de se battre et de se reconstruire. Des personnes au passé douloureux ou au parcours chaotique peuvent surprendre avec leurs réussites sociale et professionnelle. En définitive, les personnes résilientes vivent le traumatisme différemment et ont une capacité supérieure d’autoréparation et de reconstruction.

Qu’est ce qui détermine la résilience ?

Al Sibert, pionnier de la recherche scientifique sur le thème de la résilience explique dans son livre, The resiliency advantage, que les personnes résilientes vivent les traumatismes différemment en bannissant les idées négatives et funestes. Elles se refusant de jouer le rôle de la victime en étant optimistes, indépendantes et responsables au lieu d’apitoyer et de chercher un sauveur pendant les moments difficiles.

Dans un autre livre, The survivor personality, Al Sibert s’est penché sur les survivants d’après-guerre et a pu dresser une liste de 12 critères déterminant la résilience ou non d’un individu :

  • Apprendre
  • Se défendre
  • Relativiser
  • Grandir
  • L’adaptabilité
  • Les relations amicales et amoureuse
  • L’assertivité
  • La curiosité
  • La confiance
  • L’optimisme
  • La sérénité
  • L’intuition

Le coach-formateur rajoute un 13ème critère : l’ancrage au moment présent.

Comment devenir résilient ? Comment développer sa résilience ?

On peut lire des livres et des articles sur le sujet mais pour cultiver sa résilience, il est nécessaire de s’engager et de passer à l’action.

La première étape est de se focaliser sur les aspects positifs de chaque expérience ou rencontre ou situation. Inutile donc de ressasser les souffrances passées. Dès que tu as l’impression qu’une spirale de négativité s’installe en toi, essaie de t’extraire de tes pensées et de les observer, sans jugement. C’est une manière de couper court à l’effet boule de neige qui amplifie les idées négatives.

La deuxième étape est d’apprendre à honorer tes émotions en apprenant à les extérioriser et à les canaliser. Tu peux pleurer, être en colère, faire du sport ou te lancer dans une activité créative. Nier ses sentiments ou les refouler n’est jamais une bonne chose pour progresser. Une fois que la vague de colère ou de tristesse est passée, tu es probablement prête pour savourer des expériences réjouissantes. Tu peux te reconnecter à ceux et celles que tu aimes pour sortir et t’amuser. Inutile de se forcer à aller en soirée si on se sent pas bien … parce qu’on a le droit de ne pas se sentir bien.

La troisième étape est de chercher une personne dans ton entourage qui te motive et qui t’inspire. Tu as peut-être un.e ami.e, un.e professeur.e ou même un.e collègue qui a surmonté des difficultés et a su rebondir. Essaie de l’observer et de l’écouter pour comprendre son état d’esprit et repérer ses astuces. Ensuite, essaie de jouer un rôle en appliquant ce que tu as appris. Il ne s’agit pas de renier ta personnalité mais de t’enrichir et te développer. Essaie de suivre ton évolution avec un journal ouu en questionnant tes proches.

La résilience dépend de ton état d’esprit et des interactions que tu entretiens avec les autres. Tu peux profiter de chaque jour pour développer ton capital résilience et apporter plus de joie, d’espoir et d’amour à ta vie et à celle des autres.

Si tu es intéressé.e par plus d’articles sur ce sujet n’hésite pas à me le dire en commentaire.

 

 

 

 

Publicités

2 réflexions au sujet de “La résilience ou l’art de rebondir”

  1. Hello 🙂 Je sais pas comment mais j’étais tombée dessus par hasard et je dois dire que je suis assez dubitative de ce genre de méthodes notamment par les termes employés « apitoyer et chercher un sauveur » qui sont des mots forts et souvent difficiles pour des personnes en dépression.

    L’extraction et la contemplation des idées reviennent un peu à la méditation comme la connexion aux émotions.

    Enfin je sais pas, commentaire relou j’espère que tu y verras pas de mal mais parfois j’y vois un peu de remix de méthodes anciennes, de psycho et je me demande toujours si ces méthodes sont clairement montrées comme ne convenant pas pour des personnes malades. Peut-être que tu saurais me le dire d’ailleurs.

    Voilà j’arrête là xD Bises 😀

    Aimé par 1 personne

    1. Hello,
      je ne suis pas sûre d’avoir totalement compris ton commentaire, je vais essayer de répondre en fonction de ce que j’ai compris.
      Le terme « sauveur » renvoie au triangle Persécuteur-Victime-Sauveur (triangle de Karpman) dans lequel une « victime » s’enferme en cherchant un « sauveur » pour échapper à son « persécuteur ». Au-delà des mots, le plus important est de comprendre les mécanismes relationnels. Après, je peux comprendre qu’un personne dépressive peut être une proie facile aux idées négatives.
      En ce qui concerne la méthode, le développement personnel n’est pas une science où on peut démontrer des théorèmes mathématiques et des lois physiques. Pour moi, il s’agit de pratiques empiriques qui peuvent marcher pour les uns et ne pas marcher pour les autres. N’étant pas psychologue spécialiste de la question je ne peux rien démontrer 🙂 En revanche, je peux te conseiller la lecture d’Un merveilleux malheur pour t’en rendre compte. Tu peux aussi te rapprocher du collectif SLASH dont je parle pour avoir plus de précisions de la part des coachs/formateurs.
      Bises 🙂

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s